samedi 5 avril 2014

Aicha

Voici un blog publié en janvier 2009:

SAMEDI 31 JANVIER 2009

Aicha

Aicha est née le 19 février 2006 à 22 heures à Tébessa. En réalité elle s'appelle Sofia Amani , mais on a vu que Aicha lui allait parfaitement.Donc depuis elle répondait à Aicha beaucoup plus qu'à son prénom officiel.Et puis ça faisait plaisir à un collègue d'une certaine obédience qui trouvait que Sofia a une connotation plutôt étrangère.
Elle est venue lorsque les jumeaux avaient atteint l'âge de 12 ans .Au cours de la grossesse de leur mère , ils ne cessaient de rouspéter sous prétexte que cette nouvelle allait grignoter de leurs parts : déjà ils voyaient en elle un sérieux adveraire qui allait les détrôner.Ils ont vu juste ,car non seulement elle les a déclassé mais elle a pris leurs coeurs .Avec son menu corps elle déambule chaque matin le couloir avec grâce pour les réveiller avec la tendresse qui se dégage de sa nature . Elle prend soin de tous les membres de sa famille .
Hier elle nous racontait que nous sommes tous ses enfants.

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vendredi 4 avril 2014

Historique de Ouenza

 l'origine étymologique la plus plausible de Ouenza , est sans doute , u la question en hébreu : « win nzah ? » lancée par un commerçant juif aux autochtones , pour leur demander oú se trouve la tombe de son ami,  commerçant aussi , qu'il avait l'habitude de croiser dans cette contrée encore sauvage .
 A cette époque la région était recouverte par une forêt  dense et ses accès étaient très difficiles, et elle était occupée par une population pastorale et rien n'entrevoyait qu'aura une quelconque  activité minière .
  Considérant  la mauvaise  qualité des terres et la maigre pluviométrie , ce ne sont que les colons de seconde zone qui ont accepté de parcelles, d'ailleurs,  qui l'ont vite abandonnées suite aux sécheresses consécutives. Puisque  les colons n'en voulaient pas , les paysans locaux les  ont  exploitées et ont utilisé  leurs maigres cultures de céréales pour leur propre consommation .
        Mais , il y'a ait eu une activité  minière qui remontait à plus loin dans le temps , lorsque les romains ont mis en exploitation un filon de cuivre , encore affleurant  au Douamis Hallatif . . Des puits de prospection, qui ont  servi à la délimitation de ce gisement , sont encore visibles aux abords de cette zone ,et ont été très probablement à l'origine du nom Douamis ( pluriel de Damous qui veut dire Galerie en arabe)  L'extraction de ce minerai , considèré comme précieux à l'époque ,a été effectuée par l'entremise de petites galeries,  qui suivent le filon et ses extensions. Des vestiges de bâtisses romaines aux alentours , montrent les traces de la première ville minière et  témoignent  de l'intensité de l'activité d'exploitation.
Les faibles performances  agricoles de la région  n'a pas découragé les colons  , et des aventuriers tenaces ont entrepris d'évaluer le potentiel du minerai du cuivre présent dans cette zone. Ils entreprirent de revoir d'anciennes fouilles et galeries Et c'est là et à la fin du dix huitième siècle qu'ils découvrirent que , certes, la quantité du  cuivre ne justifiait plus une exploitation économiquement rentable , mais que ce cuivre  est encaissé dans  un minerai qui allait changer le destin de toute la région . C'était  la découverte du minerai de fer!
     Après la reconnaissance du gisement ,des essais technologiques ont été effectués , en 1908, en Europe sur   les  quelques milliers de tonnes de minerai , et ils ont démontré sa pureté et son  comportement exceptionnel dans les hauts fourneaux. Les premières estimations de ses réserves  et sa couverture ont montré qu'il sera le grand gisement à ciel ouvert d'Algerie!
      On attendra le début des années vingt et après la première  guerre mondiale ,pour que l'exploitation devienne effective et la région observe une nouvelle colonisation  par un afflux  de français et autres européens .
     Lorsque la main d'œuvre algérienne , affectée surtout aux basses besognes  , ne suffisait plus, et juste avant la deuxième guerre mondiale , on a ouvert les portes aux tunisiens , libyens  et marocains qui participèrent activement non seulement à l'exploitation de la mine , mais aussi à créer une unité sociale cosmopolite , qui aura un impact très positif sur le comportement des générations futures.
     Si les européens occupaient des postes techniques et d'encadrement et habitaient  de superbes  villas , tous ces maghrébins se contentaient des emplois subalternes et habitaient des gourbis en briques de terre (Toub), bâtis à la hâte , en face de la montagne  et dans les douars environnants . Faute de moyens de transport du personnel , ils rejoignaient leurs postes de travail , sur de longues distances , à pieds et à dos d'âne.
    Peu avant  la deuxième guerre mondiale , et parallèlement à l'exploitation du minerai de fer , il y a eu la construction d'une petite laverie , près d'Oued Mellegue , qui a traité un minerai pour extraire du cuivre qui a été troqué  contre une participation de l'Allemagne à la construction du chemin de fer  . Ce cuivre aurait servi à la fabrication des armes et des munitions , utilisées pendant la deuxième guerre mondiale!
    Après la guerre  et malgré les rentrées d'argent , les conditions des travailleurs étaient exécrables . Les salaires étaient minables et en plus les travailleurs sont confrontés à des risques d'accidents , par absence de moyens de protection individuels et collectifs . Il y a eu plusieurs décès et estropiés au cours de ces années  .
     En1948 , une grève a été déclenchée . Et malgré les tentatives de la société à la réprimer par tous les moyens , elle a duré soixante six jours et a  abouti  plusieurs actions qui allaient changer le cours de la vie a Ouenza  , et amorcer l'histoire du syndicalisme dans cette région.
        Avec la forte demande de ce minerai aux qualités exceptionnelles , on  introduisit  une forte mécanisation de tous les processus d'exploitation et on améliorât les conditions de vie des indigènes pour les sédentariser ,pour entre autres , contrecarrer  le problème d'absentéisme en été , lorsque les mineurs abandonnaient leurs  postes de travail  pour aller moissonner  leurs lopins de terres et reconstituer leur réserve en semoule et autres produits dérivés pour toute l'année. Il y a eu donc la construction de plusieurs cités pour les indigènes .
       En 1957 , Ouenza  s'érigea en  commune après avoir  dépendu de la commune mixte de Morsott depuis 1889.
        Après l'indépendance , la société de l'Ouenza  allait continuer à exploiter la mine jusqu'à sa nationalisation en 1966. La cité continuera aussi à bénéficier des travaux d'entretien de la part du sevice cité de la mine,  jusqu'à son abolition à la fin des années quatre vingt, date à laquelle à Ouenza ne connaîtra que la dégradation variée sous la bénédiction des responsables sans  scrupules qui n'ont pas bougé le petit doigt pour tenter de sauver ce joyau plein d'histoires. Actuellement elle est méconnaissable . Ses belles bâtisses sont en  décrépitude , ses belles villas ont perdu leur senteur et ont été emmurées. La mine fut vendue à un ancien ferrailleur hindou qui a réussi dans la transformation du fer. Elle est comme une carcasse qui défie le temps et les rapaces .
       

mardi 25 mars 2014

Un berger faisait paître son troupeau de chèvres et de moutons sous la haute montagne par une journée ensoleillée  ,il trébucha sur un caillou noir qui scintillait et attirait son attention. Il le ramassa  , le présenta devant ses yeux pour admirer son  chatoiement ! Il n'avait jamais rencontré pareille  beauté !
En rentrant le soir il montra sa trouvaille à ses proches qui le conseillèrent de la montrer au maître  . En voyant la pierre le maître sentit le bon filon prit la pierre et l'analysa. Il trouva que cette pierre recelait des propriétés pouvant enrichir son propriétaire .
Alors ,on envoya des engins et des hommes pour défricher  et débroussailler cette sauvage contrée.Des bâtiments ont été érigés et des routes aménagées . Un village naquit et on commença à vendre cette pierre au delà des mers dans des pays lointains qui l'utilisaient pour fabriquer des belles voitures, des armes et des équipements divers.
Pour extraire plus de pierres noires , on ramena des ouvriers de toutes les contrées . On utilisait même des hommes du pénitencier ! Pour émousser leur ardeur , on leur disait qu'il y a une calèche en or enfouie et le premier qui l'atteindrait se servirait à volonté . Ils s'échinèrent au labeur et certains y laissèrent leurs vies!
Le village grandit et les enfants rejoignirent l'école et les aires de jeux. Puis ils remplacèrent leurs parents dans leur dure besogne.
  Ils vécurent dans la paix et la sérénité et se passèrent cette pierre de père en fils   . Ils construisirent de belles maisons avec de beaux jardins fleuris , de beaux magasins bien achalandés , des aires de sport et  de belles routes .
Jusqu'au jour où des êtres  venus de nulle part surgirent pour  envahir le village dans un chaos indescriptible . Ils détruisirent tout sur leur passage .
Le Berger voulut reprendre sa pierre. Il se chamailla avec ses frères et  la pierre fut vendue pour une bouchée de pain
Dans le village on mura les maisons et les fleurs se fanèrent dans les jardins . La belle odeur s'est dissipée . Tout le village se lézarda et ses beaux bâtiments tombèrent en ruine . Ses enfants partirent au loin mais n'oublieront jamais les moments passés dans le petit village!

samedi 22 mars 2014

Je vous écris au sujet de ma ville Ouenza. Ou de ce qui reste de ce beau village minier situé à une dizaine de kilomètres de la frontière avec la Tunisie  . Créé pour les besoins de la mine de fer , la plus grande mine à ciel ouvert de l'Algérie qui continue malgré tous les aléas à donner le fruit de ses entrailles , le village  a été formé par une population issue de divers horizons ce qui lui procurait un caractère cosmopolite avec tous  les effets positifs sur l'individu . En bénéficiant  aussi des conditions privilégiées de la mine , ,Ouenza a généré des groupes d'élites en sport, musique et autres ,dont certains   ont même fait les beaux jours de la jeune wilaya dont elle dépend.
Dans un passé récent il faisait bon d'y vivre ! lorsqu'on la quittait on était fier d'étaler ses atours et  on avait hâte de la rejoindre malgré que la nature n'était guère clémente
Actuellement le village se meurt de jour en jour , les anciens édifices ne sont que vestiges et les nouvelles constructions ne sont que formes hideuses sans aucun attrait !  La plupart de ces enfants l'ont déserté  ,ont émigré , parfois même à quelques encablures , à El Aouinet ou Souk Ahras .Elle n'est plus cette terre d'accueil ,qui a ouvert ses bras à des travailleurs venus de toutes les régions d'Algérie et même des pays voisins!


Faute de travail ,les habitants utilisent toute parcelle pour la transformer en commerce afin de  créer un soupçon d'occupation à leurs enfants qui ont abandonné , depuis belle lurette l'idée d'occuper un jour un poste de travail régulier , d'où une prolifération de petites épiceries juxtaposées ,qui ne subsistent que grâce  à la vente à crédit!
Notre beau village est devenu si repoussant ! Sur ses routes la terre a été retournée par les socs de la négligence  pour ensemencer les graines de l'incompétence . Aux alentours , des quartiers anarchiques ont pullulé pour  étouffer à jamais le joyau qu'était le beau village minier .Aucune règle urbanistique n'est perceptible , et la cité originelle  a été abandonnée à son sort , et ses coquettes bâtisses tombent en ruine, . Les belles villas fleuries se sont emmurées , comme pour préserver leur belle odeur d'antan et faire face aux assauts répétitifs d'un environnement de plus en plus dégradé et agressif . A cause des ruissellements des eaux et l'abandon définitif de l'entretien , des plaies béantes balafrent le premier quartier de la ville et laissent surgir la roche mère et les coulées d'éboulis ! Comme si la nature insatisfaite et mécontente veut reprendre ses droits! Les récentes constructions , bâties à la hâte, s'entassent avec leur laideur sans aucune règle architecturale et s'érigent comme un rempart contre le développement et le bien être de ses habitants!

Responsables, élus , journalistes ,faites quelques choses pour sauver ce joyau et donner à ses habitants la dignité qu'ils méritent.